Termenès

- Montgaillard
Ici, le vignoble s’accroche à des pentes situées entre 300 et 450 m au-dessus du niveau de la mer ; le nom Termenès vient du latin terminus, car cette région marquait la limite des terres cultivées au début de la présence romaine. Les collines escarpées couvertes de buissons sont séparées par de profondes gorges boisées, dont les flancs sont percées de routes étroites. Les villages sont peu nombreux et retirés ; on voit bien comment l’hérésie cathare est parvenue à se maintenir dans ces endroits inaccessibles, en dépit des efforts destructeurs des Croisés.
C’est le pays des châteaux. Celui de Villerouge-Termenès se dresse fièrement au centre du village et, contrairement à l’accoutumé, n’est pas en ruines. En fait, il a été très bien restauré et propose même un restaurant médiéval. Cet exemple typique d’architecture militaire du Moyen-Age abrite une exposition audiovisuelle intéressante racontant l’histoire de Guillaume Bélibaste, dernier parfait Cathare a être jugé par l’Inquisition ; il fut capturé et brûlé vif ici même, en 1321. On peut se renseigner auprès du château (tél. : 04 68 70 09 11) ou des syndicats d’initiatives locaux.
Plus typique, le château de Termes est une ruine perchée sur un escarpement rocheux à bonne hauteur au-dessus du village. Après avoir vaillamment tenu tête à Simon de Montfort en 1210, le manque d’eau contraignit les défenseurs à se rendre ; 140 Cathares y furent brûlés. Passé entre les mains des rois de France plus tard au 13ème siècle, il devint l’un des "cinq fils de Carcassonne", comme on appelait les forteresses chargées de protéger la frontière avec l’Aragon. Au 17ème siècle s’y installa une bande de brigands, qui s’en servaient de base pour harceler la campagne environnante ; exaspéré, le roi le fit raser jusqu’à la dernière pierre. Le village a un petit musée ; la promenade jusqu’au château prend 20 minutes environ.

- Villerouge-
Termenès - Guillaume Bélibaste, dernier parfait Cathare, fut capturé et brûlé vif ici même, en 1321
On trouve d’autres châteaux en ruines un peu partout : à Durfort, entre Vignevieille et Montjoi, et à Montgaillard, un village planté au sommet d’un escarpement rocheux, par exemple. On dit que les "mitouns" (fées et naïades) affectionnent tout particulièrement Montgaillard.
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