Week-end
du 31 juillet- 1 August 2004: le Mont Valier (2838m)
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Samedi 31 juillet, l'atmosphère est lourde, très lourde.
La température est de 34°C au départ du parking
du pla de la Lau (930m). Il va faire chaud, il va faire chaud
Chaussés, le sac à dos arrimé, nous partons
pour la grande ascension jusqu'au refuge des Estagnous (2246m). Première
étape pour ce samedi après midi , 1300 m de dénivelé
positif
Allez, c'est parti !
Nous longeons la vallée du Ribérot où coule
une rivière, la baignade fait envie mais l'heure est déjà
tardive et nous ne sommes pas encore arrivés tout là
haut.
La montée est d'abord très progressive et à l'ombre
à la lisière d'un bois jusqu'à " la tute
de l'ours " où se trouve une source, l'occasion de refaire
le niveau des réserves d'eau emportées car avec ce climat
caniculaire la déshydratation est rapide et les coups de chaleur
latents
A
partir de cet endroit, la grimpette n'est plus une rigolade, ça
se raidit, ça se raidit sérieux ! Nous atteignons la
" cascade de Nérech " , nous passons le gué,
nous nous rafraîchissons un peu et poursuivons notre ascension
sur un sentier pierreux nous faisant cheminer dans un cadre magnifique.
Au bout de 3 heures, nous arrivons à l'abri des Caoussis
(1859m), refuge non gardé d'où nous apercevons un beau
lac de montagne " l'étang rang ". La fatigue se fait
sentir, marcher sous cette chaleur éprouve nos résistances,
une petite baignade ferait du bien mais le refuge est encore un peu
loin. Il nous faut monter pendant une heure
Allez courage, on
a fait le plus difficile !
Instant magique : 3 isards nous observent curieusement avant de
s'enfuir à toutes pattes, si nous pouvions gambader de la sorte
sur les pentes, ce serait pas mal
Il est permis de rêver
!
20h45,
nous arrivons au refuge des Estagnous (2246m) où nous retrouvons
les aventuriers du club de Lézignan. Ouf ! Quelle montée
! Nous sommes " trempe ", et quelque peu éreintés.
Juste le temps de changer le tee shirt, et hop nous enchaînons
sur le repas copieux (tartines/soupe-confit de canard-mousse au chocolat).
Le restau est bon mais il se mérite, quelle idée de
se trouver si haut !
Une petite douche très rafraîchissante même glaciale
malgré un jeton qui aurait dû nous donner un peu de chaleur,
ça requinque un randonneur un peu éteint ! Et soirée
vite vue : le dodo en perspective, les bouchons d'oreilles sont mis
en prévision des bruits de la nuit et le sommeil m'emporte
jusqu'au petit matin.
Dimanche 1er Aout : lever 6H30, petit déjeuner 7H00, et départ
7H30 pour l'ascension finale du Mont Valier. Nous sommes 16 au total,
les rythmes s'accordent : un petit groupe d'isards galope vers le
sommet qu'ils atteindront en 52 minutes, les autres prennent plus
leur temps.
La
matinée s'annonce dégagée, le panorama est splendide.
Nous parvenons au " col de Faustin " (2653m) à 8H30,
petit pause pour admirer l'autre versant et nous enchaînons
les moins de 200m qu'il nous reste à grimper. Le sommet (2838m)
est atteint en 30mn, un panorama à 360°C s'offre à
nous : des parois abruptes, des lacs et laquets, des pics et sommets
nous dessinent un paysage qui s'imprime dans nos mémoires.
Comme tout sommet qui se respecte, quelques croix symbolisent le lieu
atteint dont une bien massive en granit, la (les) photo (s) immortalise
(nt) notre belle performance. Nous sommes heureux d'être là
à admirer le monde d'un peu plus haut, que la nature façonne
de merveilleux paysages.
Petit passage en crête pour aller voir l'autre extrémité
du massif, il y a un peu moins de monde, le lieu y est plus calme,
un peu plus propice à la méditation. Assis sur un coin
de roche, nous regardons l'horizon infini presque en silence. Je me
dis : " face à la grandeur de ce qui nous entoure, là
au sommet du Mont Valier, l'être humain semble une poussière
dans le paysage
"
L'effort
de la randonnée est souvent récompensé de ces
instants de sérenité, de ce quelque chose indescriptible
ressenti qui vous motive à recommencer et à gravir d'autres
sommets
10H00, nous prenons le chemin de la descente à un rythme plus
rapide, nous laissant aller à l'inclinaison de la pente. En
une heure, nous sommes de retour au refuge. Nous pique niquons avant
de repartir pour la longue descente vers la vallée du Ribérot.
Comme l'horaire nous le permet, nous prenons notre temps, nous octroyant
plusieurs pauses pour admirer les lieux que nous n'avions pas bien
vu la veille lors de la montée : Cascades et pâturages
où nous rencontrons quelques belles bovines assaillies par
les mouches, ruisseau que nous suivrons jusqu'à la fin de notre
itinéraire. Il est 15H30 lorsque nous parvenons à la
voiture, l'orage menace sérieusement et d'ailleurs la pluie
se met à tomber quelques instants plus tard. Nous rentrons
donc, direction Castillon-en-couserans pour la collation de fin de
rando, des moments toujours appréciés après l'effort.
Et retour au bercail !
Superbe week end, un très beau souvenir dans nos têtes.
Dominique